Une journée sur le shooting de la nouvelle collection Maison Hardrige

Il y a quelques semaines, Maison Hadrige m’a invité à passer une journée sur le shooting de leur collection automne-hiver 2021-22.

Le sourire sur la photo d’ouverture de l’article c’est pour ça.

Passer la journée à voir des chaussures, à parler chaussures, dans un lieu cool, avec d’autres passionnés de chaussures ?

J’ai dit oui sans même lire le mail jusqu’au bout.

Hop, ‘Répondre à tous’ : « Oh oui oui oui, bien cordialement, Style de papa ».

Quelque chose comme ça.

Heureusement pour moi, il n’y avait ni petites lignes ni clauses m’engageant à proposer une tenue stylée pour un week-end naturiste. Juste l’invitation au shooting.

Heureusement pour vous, en fait car personne n’a envie de voir ça :

Le jour-J, direction le nord de Lyon. Dans la maison en bord de Saône où la marque m’avait donné rendez-vous.

Je n’en dis pas plus. Je ne voudrais pas que vous vous jetiez sur Airbnb pour la louer alors que je rêve d’y passer les prochaines vacances.

Ceux qui ont suivi mes stories et celles d’Hardrige ce jour-là s’en souviennent peut-être. Le lieu mérite un article à lui seul :

  • Maison de ouf,
  • piscine de ouf,
  • cabane de ouf,
  • sequoia de ouf,…

Je ne sais pas si vous voyez où je veux en venir ?

En tout cas vous ne verrez rien. Pas même la branche d’un arbre.

Bon, juste une photo pour la route :

Vivement les vacances quoi.
Mes filles vont adorer la cabane.
Je vais sur Airbnb direct.
Ah ouais, c’est pas donné, pu***

Je suis arrivé sur place à 8h30. Après 1h30 de route. Dont une heure pour passer Fourvière (les vrais savent, les faux aussi). J’ai même pris un raccourci que je ne connaissais pas et que Waze m’a proposé. Mais je m’égare, j’ai pas Waze sur le clavier où j’écris cet article.

A mon arrivée, l’équipe était déjà en train de bosser. Sacrée cadence d’ailleurs.

Il faut dire qu’il y avait un bon paquet de paires à photographier dans les nombreux spots offerts par la maison et son jardin.

Plusieurs modèles de derbies et de boots hommes étaient posés sur la table de la terrasse. Sortis de leurs boites. Prêts à être enfilés et lacés avec soin (oui, il y a des laçages photogéniques).

J’aimerais vous dire que, à peine descendu de voiture, j’ai avalé un café d’une traite (sans me brûler) et que je me suis jeté dans le feu de l’action, me rendant utile à chaque seconde du shooting, jouant l’assistant-photographe, l’assistant-styliste, que dis-je, le styliste et aussi le photographe… et le modèle tient pendant qu’on y est !

Sauf que rien de ce qui est cité plus haut n’est mon métier. ça se voit quand on compare les photos où j’apparais aux vraies de la collection prises ce jour-là.

Non, la réalité était un peu différente.

En arrivant, j’ai tranquillement siroté mon café au bord de la piscine.

C’est seulement après, une fois la tasse bue jusqu’à la dernière goutte, quand j’ai senti l’effet grisant de la caféine agir sur mon cerveau encore mal réveillé, à ce moment-là seulement, j’ai commencé à faire ce pourquoi j’étais là :

Profiter de la journée.

Et prendre quelques photos que j’ai partagées sur mon compte Instagram et celui de Maison Hardrige.

Si jamais vous aviez raté ça, quelques extraits de ce que j’ai pu publier ce jour-là :

De mémoire, il était bientôt midi, il faisait environ 25 degrés : pas le temps à enfiler un col roulé et une grosse paire de boots. Les joies du mannequinat, même si « le pire c’est de shooter les collection été en plein hiver et de se retrouver en maillot de bain alors qu’il caille… et de faire comme si on était hyper bien, là au bord de la piscine ».

Comme j’étais là, j’en ai profité pour joindre l’agréable… à l’agréable.

En plus et de me la couler douce pendant que les autres bossaient, j’ai pu découvrir la nouvelle collection de Maison Hardrige.

Une collection avec de très nombreuses références, mêlant les modèles permanents, les permanents (que j’ai envie d’appeler) « twistés » pour la saison et les nouveautés.

Il suffisait de se promener dans la baraque pour les voir apparaître, non pas une à une mais plutôt 10 par 10. Les paires étaient absolument partout, dans la cuisine, dans le salon, dans la salle à manger, dans le second salon…

J’ai envoyé des photos à mon architecte d’intérieur pour lui dire que c’est ça que je voulais pour ma résidence secondaire au bord de l’océan (c’est faux).

Derbies, richelieux, mocassins, sneakers, boots et bottes… de mémoire ce sont près de 90 modèles qui seront proposés cette année.

Possédant déjà deux paires de chez eux que je porte régulièrement, je connaissais déjà bien Maison Hardrige avant de venir sur leur shooting.

Je savais donc déjà à quel point leurs modèles sont robustes.

Merci le cousu Norvégien dont la marque est l’une des références.

Je porte les miennes chaque hiver, principalement quand la météo se dégrade (mais pas que) et j’ai toujours gardé les pieds au sec et au chaud.

Pourtant je peux vous dire que je n’ai pas été tendre avec elles.

Elles se sont enfoncées dans la neige, ont pataugé dans la boue, sauté dans des flaques d’eau (je suis père de famille je vous rappelle, c’est une activité tout à fait normale après chaque averse).

Malgré tout, et sans grand entretien, le cuir vieillit bien, s’abime peu et il commence vraiment à prendre de très jolis reflets. Il me tarde d’ailleurs de les remettre cet hiver.

Passées les quelques réticences que je pouvais avoir au début, notamment sur le modèle Camargue (j’avais écrit un article à ce sujet), je trouve leur forme très réussie et j’ai toujours beaucoup de plaisir à les assortir dans mes tenues pour un style gentleman farmer ou workwear selon les pièces avec lesquelles je les associent.

Je savais aussi qu’une grande partie de la conception des modèles Maison Hardrige était tournée vers l’innovation. Et ça, depuis la création de la marque Le Trappeur, à l’époque, devenue Maison Hardrige en 1985.

Etant plus facilement attiré par les modèles classiques et traditionnels, je n’avais toutefois jamais vraiment pu me rendre compte par moi même des innovations techniques portées par Hardrige.

C’est désormais chose faite.

Semelles ultra légères sur des modèles visuellement et techniquement costauds grâce au cousu Norvégien, formes travaillées et retravaillées pour toujours plus de confort,… Maison Hardrige n’hésite pas à sortir des sentiers battus pour proposer de nouveaux designs ou des coloris et matières qui sortent de l’ordinaire. Sans renier sur la qualité du montage et des cuirs utilisés.

Ce jour-là, Olivier Richard, l’un des dirigeants de la marque, qui conçoit les modèles, m’a tendu une paire de derbies à la semelle bien épaisse. Je m’attendais à ce qu’elle soit lourde, le genre un kilo à chaque pied comme sur n’importe quelle paire de cet gabarit.

Eh bien, absolument pas.

J’ai été vraiment bluffé.

Olivier Richard et un mec qui passait par là
Crédits : Maison Hardrige

Avec Olivier, un vrai passionné, j’ai aussi pu discuter de l’histoire de Maison Hardrige (que vous pouvez retrouver en partie ici), mais également du savoir-faire de l’entreprise.

Fier de sa marque et de son histoire, il a aussi évoqué des modèles qu’il n’hésitait pas à revisiter. Comme cette boot, inspirée des modèles destinés aux pilotes d’avions de chasse, dont Hardrige est fournisseur, et qui a gardé certaines de ses propriétés techniques : insert flexible en cuir pour la cheville, fermetures éclairs pour enfiler la paire en un éclair avant de foncer dans son Rafale (c’est d’ailleurs son nom, à cette paire).

Autant d’anecdotes que vous pouvez facilement retrouver dans les descriptions des produits, sur l’e-shop de la marque. Je vous invite vraiment à y faire un tour, c’est souvent intéressant.

Si on me cherche, j’ai décidé de vivre le reste de ma vie dans cette cabane.

A l’occasion de cette journée shooting, Maison Hardrige m’a offert une paire de mocassin Bobby noirs (MERCI !), que vous voyez de plus en plus souvent sur les photos des tenues que je poste.

Je sais que les mocassins noirs ont leur détracteurs, jugeant la couleur noire peu adaptée à une paire aussi casual.

Etonnamment, ma toute première paire de mocassins était noire et je trouve que c’est bien plus facile à assortir qu’il n’y paraît.

En ce qui me concerne, je les porte comme je porterais des mocassins marrons ou bordeaux. Le contraste change, alors ça influe un peu sur les couleurs des autres pièces qui les entourent, les chaussettes surtout. Mais rien d’autre. Essayez, vous verrez.

Je lorgnais sur le Bobby de chez Maison Hardrige depuis un petit moment. C’est un modèle à barrette très classique, sans détail inutile. Il est monté dans un beau cuir lisse qui marque peu. La forme est arrondie, équilibrée, ni fine ni pataude et je m’y sens bien.

Cette paire est assez éloignée de ce que je connaissais de la marque. Je ne la porterai clairement pas dans la neige. Ou alors c’est que je suis devenu fou. Ou que j’ai mal regardé mon application météo avant de sortir de chez moi. Vraiment mal. Pourtant j’ai même l’application Météo Agricole.

Cette paire de mocassins diffère sur bien des points de mes Camargue et de mes Gerald, mais je sais que la marque y a mis le même savoir-faire, la même exigence de qualité. Alors je ne me fais pas trop de souci. Elle et moi on est faits pour s’entendre. Et sur la durée.

Avant de terminer cet article, je veux remercier toute l’équipe de Maison Hardrige pour leur accueil et le gentillesse tout au long de la journée. C’était un réel plaisir de la passer en leur compagnie et une expérience que j’espère pouvoir réitérer bientôt !

Sur cette photo, une personne est mal à l’aise. Saurez-vous la repérer ?
Crédits : Maison Hardrige

Site officiel de Maison Hardrige

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